Inscrivez-vous

Le design émotionnel

Conception de voiture Source:Dietmar Rabich Le design émotionnel est la conception, la réalisation et l’utilisation d’un design qui crée des émotions chez l’utilisateur d’un produit ou d’un site. Afin d’y parvenir, il est important d’analyser le lien entre l’utilisateur et le produit en lui-même. Les émotions sont importantes, puisqu’elles vont déterminer la relation entre ces deux entités. Et la récompense pour les entreprises qui communiquent de façon positive avec les émotions de leurs clients peut être considérable. Par exemple, les casinos en ligne considèrent l’interaction des utilisateurs et la manière dont ils répondent à une interface, à un service ou à un produit. Cette réponse est une émotion.

Le rôle des émotions

Les émotions ne nous permettent pas seulement de donner un sens à nos expériences. Les expériences positives nous apprennent à apprécier et à être curieux, alors que les expériences négatives nous empêchent de répéter les mêmes erreurs. Les émotions sont également utiles à la survie, en utilisant la dopamine (générée par le système de récompense, et stimulant le plaisir et la satisfaction) ou l’adrénaline (générée par le système de punition et pouvant produire du stress), et nous permettent ainsi d’agir pour notre bien. Grâce au design d’objets, des émotions sont produites. Selon Don Norman, les designs émotionnels sont divisés en trois parties différentes et opposées.

Le niveau viscéral

Le design viscéral ne concerne que les apparences. L’objet est conçu pour être beau et pour plaire aux utilisateurs de façon inconsciente. Le design viscéral est utilisé afin de toucher directement l’utilisateur et d’attirer son attention. Cela se produit par une stimulation d’émotions fortes et profondes que le consommateur ne voit tout simplement pas venir. Lorsque le design tape dans l’œil de l’utilisateur, il ne voit que son apparence et ne se soucie pas de ses fonctionnalités pratiques. Lorsque l’on achète un produit sur un coup de cœur, cela vient tout simplement du niveau viscéral. Ce niveau nous pousse irrémédiablement à être attirés. L’impact émotionnel est donc fort. Nous pouvons par exemple comparer deux voitures : la Nissan Cube est une voiture banale, comme toutes les autres, elle est peu esthétique. La Aygo II de Toyota a elle aussi les fonctionnalités pratiques qu’on peut exiger d’une voiture, mais son apparence sera bien plus agréable, et vous risquez d’être bien plus charmé par celle-ci, grâce à son design viscéral. Fourchette au design viscéral Source:Katerina Kamprani

Le design comportemental

Le design comportemental concerne tout simplement le comportement de l’utilisateur avec le produit, et donc sa praticabilité et l’efficacité de son utilisation. Il est question d’usabilité plus que d’esthétisme, ce dernier élément étant mis de côté. Lorsqu’on conçoit un design comportemental, on s’occupe surtout de son côté pratique et fonctionnel. La façon dont les consommateurs utilisent l’objet sera donc au cœur de l’analyse et de sa conception : le but est ainsi de rendre l’objet parfaitement utilisable que ce soit pour des experts ou des débutants. Le designer va se concentrer uniquement sur le gain de temps, la qualité des produits et la facilité d’utilisation de l’objet. Il va accorder peu d’importance à l’aspect esthétique. Son objectif est de miser sur le plaisir d’utiliser simplement et facilement un objet. Certaines personnes sont par exemple très nostalgiques des décennies précédentes, et apprécieront le confort de jouer avec un simple Game Boy plutôt que d’utiliser les dernières consoles futuristes à la mode.

Le design réflexif

Le design réflexif est le plus haut niveau de design émotionnel. Ce niveau touche la pensée consciente, lorsque l’utilisateur s’interroge sur l’objet. Comme le terme « réflexif » l’indique, l’objet pousse le consommateur à rationaliser pour toucher le niveau comportemental, et ainsi se projeter pour imaginer les changements dans sa vie suite à l’achat de l’objet, mais l’esthétisme n’est pas omis pour autant. Les concepteurs essaient de créer une dépendance vis-à-vis de l’objet avec son aspect luxueux et son côté innovant. Le design réflexif va s’intéresser au message véhiculé par l’objet à la fois pratique et esthétique, et ainsi impacter celui que véhiculera l’utilisateur : ce dernier va donc être attentif à l’impression que lui donne le produit. L’iPhone est le parfait exemple. Pour passer un simple coup de fil, nul besoin de posséder un iPhone, un vieux Nokia ferait bien l’affaire. Mais l’iPhone est à la fois pratique et beau, et modifie tout simplement l’image produit par l’utilisateur lorsqu’il l’utilise.


Comment faire face aux ... Les choses les plus ...